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WOMEX
2004
du 27
au 31 octobre à Essen,
Allemagne |
Akim Barika, directeur de Cyclone Music, a représenté
Phonopaca au salon du Womex 2004. Il témoigne de ses
impressions et des points forts du célèbre marché
des musiques du monde.
Le WOrld Music EXpo est le premier
salon dédié exclusivement à la musique
world, roots, folk, ethnic, traditionnelle et locale ce qui
en fait le rendez-vous incontournable pour tous les acteurs
de la World Music. Stands, show-cases, conférences
et point presse, l'essentiel de la musique du monde se rencontre
dans cet ancien complexe industriel devenu centre culturel
de Zolverein à Essen.
Une ambiance conviviale
À la grande différence
des autres salons, l'ambiance et les rapports entre les 2000
participants et 1250 compagnies sont très chaleureux
et la convivialité exemplaire sur les 300 stands (qui
sont tous identiques à la façon « fête
de la bière au village ») certainement parce
que la world music à l'avantage de faire partager avant
tout une culture et que bien qu'étant dans une économie
de marché, le message que cette culture véhicule
passe avant le business.
Les musiques du monde
en progression
Les WOMEXicans sont de plus en plus
nombreux sur le marché de la World et, contrairement
aux autres styles musicaux, en pleine progression due à
un perpétuel mouvement créé par la richesse
des cultures et la diversité de ses courants musicaux.
Bien entendue la crise de la piraterie est bien là
mais beaucoup moins présente puisque le marché
auquel s'adresse cette musique est plus ciblé et qu'il
est partagé entre le disque et le concert.
La scène privilégiée
Le point fort de cette musique est
avant tout la scène et l'importante présence
d'organisateurs de festivals et de promoteurs à la
recherche de la « perle rare » nous le rappelle.
Aussi l'organisation a privilégié les découvertes
live avec un impressionnant nombre de show-cases. Une
quinzaine de concerts par jour répartis sur quatre
salles se succèdent nous faisant découvrir la
vraie musique du monde. Une musique qui bien que basée
sur la tradition évolue avec son temps et la technologie.
Du japon au Bénin en passant par les Balkans, on trouve
tous les genres et tous les styles. Du pur traditionnel à
la fusion, il y en a pour tout le monde, pour tous les goûts
et tous les pays. Le folklore est à la mode et il est
même courant de rencontrer ses interprètes en
habit traditionnel.
Conférences
Bien entendu chaque salon propose ses
conférences et les thèmes abordés, lors
des cinq conférences quotidiennes, sont très
divers : distribution on line, des programmes d'éducation
à la protection des droits discographiques avec un
accent particulier sur les pays en développement, gros
producteurs d'artistes mais peu soucieux de leurs droits.
Une des raisons pour laquelle les labels locaux sont peu nombreux
et que la plupart des artistes sont signés ailleurs
que dans leur pays.
Forte présence
française
La France, bien connue pour être
le berceau de la world était très présente
et installée sur trois allées de stands, parfaite
illustration de son savoir faire dans la production, la diffusion
et la promotion de ces musiques du monde. Parmi ces stands,
le Bureau Export qui a accueilli Phonopaca, par mon intermédiaire.
Cet outil spécialisé dans l'aide à l'exportation
de la musique française (ou produite en France) permet
entre autre aux labels et artistes d'avoir un pied et surtout
une oreille dans neuf bureaux installés dans neuf pays
(Berlin, Londre, Brésil, Tokyo, Espagne, Mexico, Sydney,
Moscou et New York). L'équipe dynamique du Bureau Export
offre au-delà des aides logistiques, des aides financières
comme par exemple en tour support et un accès à
une base de données colossale.
La world Music est bel et bien un marché
"à part" qui n'a absolument rien à
voir avec les autres marchés. En quelque sorte un marché
"BIO" qui m'a semblé plus saint que les autres
et qui correspond au fans de culture et d'esprit "peace
and love". En tout cas, de toute évidence plus
humain.
Akim Barika, CEO.
CYCLONE Music
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