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  Compte-rendu | 09/02




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POPKOMM 2002

  « The fair for Pop music and entertainment »

Christine Rigaud et Stéphane d’Elisium du Label X-RECORD se sont rendus au Popkomm et racontent pour Phonopaca les particularités et les évènements de cette édition 2002.

 

Le Hard Rock et le Punk Rock se portent de mieux en mieux

Alors que la moitié de l’Europe croulait sous les eaux, c’est sous un soleil magnifique que s’est ouvert le salon du Popkomm 2002. Mais les 35 degrés ambiants se sont arrêtés à la porte et c’est un vent de morosité qui a soufflé sur le salon. En effet, l’inquiétude engendrée par les flux et reflux du marché de la musique était presque palpable.
L’effervescence que nous avions tant appréciée l’an dernier ne semblait donc pas de mise cette année, tant au niveau de l’affluence des participants que des possibilités de concrétisations de projets. Les seuls artistes et labels qui semblaient réellement contents étaient tous ceux de la mouvance Hard Rock. En effet, et c’est sûrement l’un des aspects les plus étonnant de cette édition 2002, le Hard Rock et le Punk Rock se portent de mieux en mieux : les mains se serraient, les sourires se dessinaient et les contrats se signaient !!!

Conditions optimales sur le stand du Bureaux Export de la musique française

Nous n’appartenons pas à cette mouvance, et pourtant, ce salon reste toujours aussi intéressant pour nous et cela en grande partie grâce au Bureau export de la musique française et d’Ubifrance. En effet, il est toujours difficile pour un label indépendant de prendre un stand compte tenu des prix prohibitifs de ceux-ci. Durant le Popkomm, le problème ne se pose pas puisqu’il est mis à disposition. De plus, il est possible de profiter de traducteurs, de box d’écoute et de nombreux autres avantages. Dans ces conditions et quel que soit votre rendez-vous, les conditions pour traiter une affaire seront optimales. Par ailleurs, et surtout sur un salon où la morosité est de mise, le regroupement de labels donne plus de force à chacun d’entre eux. Dans ces conditions, en ayant bien préparé le terrain, les opportunités existent toujours, mais il reste indéniable que les dirigeants, quelle que soit la taille de leur entreprise, sont de plus en plus frileux.

Soirées...

L’autre événement français de ce salon fut la soirée organisé au « Gloria Theater » par le Bureau export. Belle soirée où il était très difficile de rentrer, même pour les personnes accréditées (seulement une trentaine d’invités). Nous avons surtout retenu le live de Rubin Steiner accompagné d’une contrebasse et d’un trombone (à suivre …), la voix mélodieuse de la chanteuse de Télépopmusik et le live des Superman Lovers.

« Vive la France!? The french phenomenon »

Le 17 août, Musique Info Hebdo a présenté une conférence sur le marché du disque en France. Gildas Lefeuvre, Rédacteur en chef, a présenté son analyse des raisons de la bonne santé du marché français du disque dans un contexte mondial plutôt morose.

Selon lui, le marché français se porte bien grâce notamment aux quotas imposés de musique française en radio depuis 1994 (40% de la programmation).
De plus, de nombreux investissements ont été faits dans la promotion et dans le marketing, et des progrès ont été constatés dans la créativité des packagings.
L’émergence de nouveaux talents et les changements dans les habitudes de consommation représentent également des facteurs de dynamisation de la filière.
Enfin, l’instauration d’une taxe sur les CD vierges en France a été un élément favorable pour le marché du disque.

Gildas Lefeuvre conclut toutefois que le marché français reste en bonne forme en grande partie grâce à l’émergence d’artistes « fabriqués » par la télé-réalité musicale. La prospérité du marché n’est donc pas forcément valable pour les indépendants…

 

 
 
     
Du 15 au 17 août 2002 au « Congress Centrum West » à Cologne / Allemagne
[ www.popkomm.de ]
 
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