« The fair for
Pop music and entertainment »
Christine Rigaud et Stéphane
dElisium du Label X-RECORD se sont rendus au Popkomm
et racontent pour Phonopaca les particularités
et les évènements de cette édition
2002.
Le Hard Rock et le Punk Rock se portent
de mieux en mieux
Alors que la moitié de lEurope
croulait sous les eaux, cest sous un soleil magnifique
que sest ouvert le salon du Popkomm 2002. Mais
les 35 degrés ambiants se sont arrêtés
à la porte et cest un vent de morosité
qui a soufflé sur le salon. En effet, linquiétude
engendrée par les flux et reflux du marché
de la musique était presque palpable.
Leffervescence que nous avions tant appréciée
lan dernier ne semblait donc pas de mise cette
année, tant au niveau de laffluence des
participants que des possibilités de concrétisations
de projets. Les seuls artistes et labels qui semblaient
réellement contents étaient tous ceux
de la mouvance Hard Rock. En effet, et cest sûrement
lun des aspects les plus étonnant de cette
édition 2002, le Hard Rock et le Punk Rock se
portent de mieux en mieux : les mains se serraient,
les sourires se dessinaient et les contrats se signaient
!!!
Conditions optimales sur le stand
du Bureaux Export de la musique française
Nous nappartenons pas à
cette mouvance, et pourtant, ce salon reste toujours
aussi intéressant pour nous et cela en grande
partie grâce au Bureau export de la musique française
et dUbifrance. En effet, il est toujours difficile
pour un label indépendant de prendre un stand
compte tenu des prix prohibitifs de ceux-ci. Durant
le Popkomm, le problème ne se pose pas puisquil
est mis à disposition. De plus, il est possible
de profiter de traducteurs, de box découte
et de nombreux autres avantages. Dans ces conditions
et quel que soit votre rendez-vous, les conditions pour
traiter une affaire seront optimales. Par ailleurs,
et surtout sur un salon où la morosité
est de mise, le regroupement de labels donne plus de
force à chacun dentre eux. Dans ces conditions,
en ayant bien préparé le terrain, les
opportunités existent toujours, mais il reste
indéniable que les dirigeants, quelle que soit
la taille de leur entreprise, sont de plus en plus frileux.
Soirées...
Lautre événement
français de ce salon fut la soirée organisé
au « Gloria Theater » par le Bureau export.
Belle soirée où il était très
difficile de rentrer, même pour les personnes
accréditées (seulement une trentaine dinvités).
Nous avons surtout retenu le live de Rubin Steiner accompagné
dune contrebasse et dun trombone (à
suivre
), la voix mélodieuse de la chanteuse
de Télépopmusik et le live des Superman
Lovers.
« Vive la France!? The french
phenomenon »
Le 17 août, Musique Info
Hebdo a présenté une conférence
sur le marché du disque en France. Gildas Lefeuvre,
Rédacteur en chef, a présenté son
analyse des raisons de la bonne santé du marché
français du disque dans un contexte mondial plutôt
morose.
Selon lui, le marché français
se porte bien grâce notamment aux quotas imposés
de musique française en radio depuis 1994 (40%
de la programmation).
De plus, de nombreux investissements ont été
faits dans la promotion et dans le marketing, et des
progrès ont été constatés
dans la créativité des packagings.
Lémergence de nouveaux talents et les changements
dans les habitudes de consommation représentent
également des facteurs de dynamisation de la
filière.
Enfin, linstauration dune taxe sur les CD
vierges en France a été un élément
favorable pour le marché du disque.
Gildas Lefeuvre conclut toutefois que
le marché français reste en bonne forme
en grande partie grâce à lémergence
dartistes « fabriqués » par
la télé-réalité musicale.
La prospérité du marché nest
donc pas forcément valable pour les indépendants
|