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Présentations
Bernard
Coquelet, Président de Phonopaca et modérateur
du débat, accueille Xavier de Portal (PDG Next
Music), Jean Davoust (PDG Davoust Éditions),
Peter James (Président du VUT, Groupement allemand
des professionnels indépendants du disque), Frédéric
Seignon (Coordinateur marketing et communication région
sud FNAC) et Étienne Imer (Editeur, Element Music
Publishing).
Le panel des intervenants comporte deux éditeurs
puisque, comme le souligne Bernard Coquelet, lédition
est indissociable de la production, cest lui qui
découvre et accompagne luvre pendant
plusieurs années.
Pour Jean Davoust, léditeur est un homme
de lombre qui est le lien essentiel entre le créateur
et les diffuseurs.
Accès
des producteurs et éditeurs indépendants
à la distribution à grande échelle
Frédéric
Seignon explique les actions menées par la FNAC
pour que les indépendants donnent à leurs
produits une certaine visibilité. Les moyens
financiers des indépendants pour assurer la promotion
de leurs artistes sont bien inférieurs à
ceux des majors, qui achètent des espaces publicitaires
annuels aux télévisions. La FNAC a donc
créé le label « Indétendances
» qui édite chaque mois depuis bientôt
un an une compilation dune dizaine de titres produits
par des indépendants. Cette compilation est vendue
au prix de 4 euros dans des meubles spécifiques
aux entrées des magasins de lenseigne.
Jean Davoust souligne cependant que laccès
à cette compilation est payant et que certains
indépendants ne peuvent pas payer une telle participation,
si minime soit elle. Frédéric Seignon
explique que la participation de 1500 euros auparavant
nécessaire pour figurer sur cette compilation
sera supprimée dès avril 2003 et le prix
de vente de la compilation passera de 4 à 5 euros
pour compenser. Les albums des artistes figurant sur
la compilation seront à prix réduits dans
les magasins FNAC pendant 3 mois pour les clients qui
auront acheté la compilation.
Peter James explique que la situation des indépendants
allemands par rapport à laccès à
la distribution est quelque peu différente de
celle des français car il existe plus de magasins
spécialisés par styles musicaux en Allemagne.
Cependant, il existe sur le marché allemand du
disque un système dachats centralisés
qui pose parfois problème aux indépendants.
Les actions
des politiques par rapport au secteur phonographique
Jean Davoust
était présent la veille, le 26 février
2003 au Sénat pour une rencontre entre les sénateurs
et les professionnels du disque. Le principal sujet
de la rencontre a été la piraterie : la
copie de CD et le téléchargement sur Internet.
Bernard Coquelet souligne que larrivée
dInternet a laissé penser au grand public
que tout peut être échangé gratuitement.
Etienne Imer pense lui quun pacte citoyen international
sur la valeur du numérique devra être reconnu
par la jeune génération.
En attendant, lindustrie du disque doit continuer
à fonctionner avec la part réelle de disques
vendus. Pour Peter James, les majors nont pas
su établir de cadre technique et juridique quand
Internet à fait son apparition. Selon lui, Internet
est un véritable outil promotionnel accessible
aux indépendants.
Xavier de Portal pense que pour faire face aux difficultés
daccès à lhyper-distribution,
les indépendants doivent avant tout avoir un
relationnel important et des moyens financiers minimums
pour accéder à la publicité télévisée
ou à des partenariats radios ou télés.
Pour Jean Davoust, les majors sont devenues dépendantes
des médias et les budgets promotion utilisés
sont souvent déduits sur les revenus des artistes
et des auteurs.
Peter James explique quen Allemagne les majors
ont également beaucoup despaces publicitaires
à la télévision et sur les radios,
mais quelles perdent une certaine compétence
en terme de découverte dartistes innovants,
ce qui laisse du travail aux indépendants. Frédéric
Seignon souligne que la FNAC effectue 90% de ses ventes
avec seulement 10% de ses références.
Le disque
: produit culturel ou commercial ?
Pour la FNAC,
le disque est un produit culturel, au même titre
que le livre, doù le combat permanent de
la chaîne pour la baisse de la TVA sur le disque.
Les opérations de baisse ponctuelle de la TVA
sur les disques dans les FNAC ont daprès
Frédéric Seignon des effets très
visibles sur les ventes.
Bernard Coquelet évoque le probléme de
la concurrence des DVD et des jeux vidéos, qui
prennent une place de plus en plus importante dans les
budgets des ménages au détriment des produits
musicaux.
Etienne Imer pense quun prix unique du disque
devrait être établi, comme cela existe
déjà pour le livre. Cela permettrait ainsi
aux petits magasins de vendre au même prix que
les grandes surfaces de distribution.
Xavier de Portal dit quil applique déjà
des tarifs plus bas aux petits points de vente.
Pour Peter James, les majors seront de plus en plus
amenées à se tourner vers les indépendants,
voire même de leur proposer leur rachat.
La conférence
se termine par lintervention du public.
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