PHONOPACA - GROUPEMENT DES ACTEURS DE L'INDUSTRIE MUSICALE EN PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR

LA BUISSONNE - Catalogue

ALBUM

Coincidences Stéphan Oliva

Coincidences

Stéphan Oliva

CD
Sortie : 15.11.2005

JAZZ

Label Licenceur : La Buissonne

Coïncidences

Stephan Oliva : piano, Fender Rhodes
Bruno Chevillon : contrebasse et machine à écrire Olympia sur 1,9,18 (9 sans overdubs).

COINCIDENCES
Pour transposer en musique l’univers littéraire de Paul Auster —l’un de mes écrivains contemporains favoris— j’ai laissé librement parler et se créer les “coïncidences”. J’ai décliné la plupart des titres interprétés ici sous forme de “balades”, allant de la marche à l’errance en passant par la promenade et la fuite. Le résultat est une “musique de livres” comme il existe une “musique de films”; la transformation en sons
de quelque chose qui vient de la trace des mots... des empreintes sur les mondes intérieurs.

La machine à écrire –une vieille Olympia mécanique avec laquelle Paul Auster rédige tous ses livres– fait entendre, avec ses résonances et ses rythmes, la première musique qui accompagne la pensée de l’écrivain. La contrebasse symbolise ici un élément diffus, la fumée d’un cigarillo dans le film Smoke. Le piano entre en scène, et la musique, comme une plongée dans l’inconscient, évoque un livre fondateur de Paul Auster : L’Invention de la Solitude. La disparition des mots, de la pensée, des gens, constitue le fil conducteur de “Portée Disparue” inspiré du Voyage d’Anna Blume. “Annotations”, un moment de recul, représente une projection de l’avenir regardant le passé, à la manière des commentaires en italiques de La nuit de l’oracle. Après l’atmosphère lourde et angoissante de “Sachs March”, “Lévitation” dissipe cette pesanteur. “En aparté” est une rêverie, les yeux fixés sur les lettres au néon rose et bleue de l’enseigne du Moon Palace. “Ghosts of the Stereoscope” exhume les effluves sonores du souvenir de “Classiques Favoris” travaillés dans mon enfance. Dans La nuit de l’oracle, avec
un stéréoscope, Richard visionne en relief les fantômes de son passé. La petite suite en trois titres, allusion à la Trilogie new-yorkaise, évoque des mouvements de fuites, de courses, de rixes; des thèmes récurrents dans l’œuvre de Paul Auster. La “Chute” transpose l’accélération incontrôlée de la Saab de Nashe vers l’inexorable et terrifiant point de rencontre: “L’étoile cyclopéenne” dans La musique du hasard.
“Entre les lignes” disparaît peu à peu en un éclatement de fragments dans l’espace, vers un univers minéral épuré.
“La valse aux illusions” aurait pu être la musique de l’un des films secrets d’Hector Mann, l’énigmatique cinéaste du Livre des illusions. Avec Fragments du froid, j’ai littéralement imaginé et ressenti mon piano comme un bloc de glace fondant lentement dans le studio. En lisant le scénario de Lulu on the Bridge, j’ai pensé à “Pandore” que j’ai composé pour le film Loulou de Georg Wilhem Pabst. En écho aux films Smoke et Blue in the Face, “My Brooklyn Boogie” est improvisé sur l’ambiance sonore du quartier de Brooklyn, enregistrée par Gérard de Haro sur une simple cassette il y a une dizaine d’années. Le repli dans la solitude, après cette promenade dans la foule, inscrit le voyage-retour dans la traversée imaginaire entre les mots et les sons. Stéphan Oliva

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