|
LES SOCIÉTÉS
CIVILES
Différentes organisations professionnelles régissent
le secteur de la musique et du disque : les sociétés
de gestion collective ou sociétés
civiles -, qui ont pour mission principale de collecter
et de répartir les droits dauteur et droits
voisins, et les syndicats, qui représentent et
défendent les intérêts dune
profession mais ne perçoivent aucun droit.
Les sociétés
de gestions collectives
Les sociétés de gestion collective sont
nées de la difficulté, d'une part, pour
un auteur de gérer individuellement son uvre
- cest-à-dire de maîtriser sa diffusion
et sa reproduction - et d'autre part pour un usager
d'identifier l'auteur de l'uvre utilisée.
Il faut distinguer aujourdhui deux types de sociétés
de gestion collective :
Celles, conçues pour et par des auteurs-compositeurs
et éditeurs, qui gèrent les droits dauteurs
selon des règles de droit bicentenaires, puis
celles, créées seulement depuis 1985,
qui ont permis dassurer une meilleure perception
et distribution des droits voisins au droit dauteurs.
Ces dernières concernent donc, pour la musique,
les producteurs et les artistes interprètes.
L'adhésion à une société
de gestion collective n'est pas en principe obligatoire
et le fait de faire des démarches pour percevoir
ses droits est indépendant du fait dêtre
« associé », cest-à-dire
dêtre membre : Cependant, devenir associé
est généralement conseillé pour
sassurer de la meilleure gestion possible de ses
droits.
Une fois ses uvres diffusées, il est par
exemple indispensable, dans les faits, que lauteur
compositeur adhère à la Sacem afin de
percevoir la totalité de ses droits, tout comme
son éditeur : même si rien ne ly
oblige légalement, il risque en effet de perdre
une partie des sommes reçues au titre de droit
dauteurs sil ne le fait pas. Cependant,
il n'est pas nécessaire de s'y inscrire sil
sagit uniquement de protéger des uvres
qui ne sont pas encore diffusées ou reproduites.
Les artistes interprètes peuvent faire soit
une simple déclaration de leur existence auprès
d'une des deux sociétés d'artistes, soit
à sassocier. Cependant, afin de garantir
une meilleure répartition de leurs droits, ils
ont intérêt à choisir la deuxième
option et à devenir associés.
Quant aux producteurs, ils doivent devenir associés
dune des deux sociétés de gestion
collective pour percevoir leurs droits voisins.
Enfin, conformément au Code de la Propriété
Intellectuelle, une partie des rémunérations
perçues par toutes les sociétés
civiles au titre de la rémunération équitable
et de la copie privée est utilisée pour
des actions d'aides à la création, à
la diffusion de spectacles, à la formation et
au développement d'artistes.
|