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Jeudi 17 Octobre, Phonopaca était présent
à la table-ronde « Les musiques du monde
dans le Sud de la France » organisée par
la Fiesta des Suds et Zone Franche, le réseau
des professionnels des musiques du monde.
Sont intervenus : Constant Kaïmakis, (Rencontres
Méditerranéennes), Philippe Goutte
et Marianne Lefort (Zone Franche), Philippe
Fanise (ARCADE - Agence Régionale de Coordination
Artistique et de Développement de Provence-Alpes-Côte
d'Azur), Franck Tenaille (Festival de Radio France
- Montpellier), Gaëlle Heurtebis (Bureau
Export de la musique française) et Bernard
Aubert (Fiesta des Suds).
Marseille : lieu stratégique
Constant Kaïmakis, Directeur artistique des Rencontres
Méditerranéennes, et animateur de cette
table-ronde, a ouvert le débat en soulignant
les nouveaux rapports nord/sud et est/ouest qui créent
de nouveaux pôles déchanges. Il a
rappelé la situation stratégique de Marseille,
cur du bassin méditerranéen et «
laboratoire culturel » où sont semées
les graines de différents courants artistiques.
Il a exposé sa vision du Strictly Mundial, Marché
des musiques du monde, qui se tiendra à Marseille
du 26 février au 1er mars, quil voit idéalement
comme un marché ne « marchandisant »
pas la musique, semblable à un souk très
animé où diversité et liberté
seront les seules règles.
Toutes les musiques sont «
du monde »
Philippe Goutte et Marianne Lefort, représentants
de Zone Franche, ont présenté les principaux
résultats de létude quils
ont réalisée sur les musiques du monde.
Ils ont notamment attiré lattention sur
le fait que le terme « musiques du monde »
ne couvrait pas les mêmes styles musicaux selon
la région du monde où il était
employé. En effet, ce terme a été
inventé par les américains pour désigner
tout ce qui nétait pas de la musique américaine.
Dans beaucoup de pays, la chanson française en
général est donc considérée
comme « musique du monde ». Toute musique
peut donc être « musique du monde »
pour un public étranger.
Ils ont également remarqué que les musiques
du monde ne sont en général pas très
« portées » par les médias,
même si quelques exceptions existent. Leur étude
montre en effet quil existe une très grande
offre dans le domaine des musiques du monde (disques
et spectacles) et quon note également une
grande demande du public en France mais quentre
les produits offerts et le public, il nexiste
que très peu de relais dinformations. De
plus, pour des problèmes de fiscalités,
les artistes ne peuvent pas toujours se déplacer
pour se produire.
Les résultats complets de cette étude
seront prochainement consultables sur :
[
www.zonefranche.org ]
Les richesses de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Philippe Fanise (Arcade, musiques traditionnelles) est
ensuite intervenu pour rappeler que les musiques du
monde existent depuis déjà très
longtemps et que la région PACA, avec ses nombreuses
associations, est très riche et active dans ce
domaine. Il insiste sur limportance de la mémoire
vivante pour ces musiques, qui évoluent beaucoup,
et dont il faut absolument garder une trace. Il a également
présenté le guide des musiques et danses
traditionnelles et musiques du monde en Provence-Alpes-Côte
d'Azur * que l'arcade a co-réalisé avec
la Régie Culturelle Régionale.
Franck Tenaille (Programmateur musiques du monde du
Festival de Radio France à Montpellier) et Gaëlle
Heurtebis (Bureau Export de la musique française)
sont également intervenus sur la place des musiques
du monde en France.
Bernard Aubert, Directeur artistique de la Fiesta des
Suds, a conclu ce débat en annonçant les
lignes directrices du Strictly Mundial.
* le [
guide Provence-Alpes-Côte d'Azur des musiques
et danses traditionnelles et musiques du monde ]
sur le web
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